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Littérature d'Afrique et du Moyen-Orient
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Viken KLAG (Garo Sassouni)
(Aharonk, massif de Sassoun, Anatolie orientale, 1888 - Beyrouth, 1977)


viken klag
 

"Viken Klag est le nom de plume de l’écrivain résistant Garo Sassouni, né en 1888, à Aharonk, un village du massif du Sassoun à l’est de la Turquie, et mort à Beyrouth en 1977. Il a joué dès sa jeunesse un rôle d’organisateur du mouvement révolutionnaire dans sa province d’origine. Après l’intermède constitutionnel de la révolution jeune-turque (1908) et le génocide arménien de 1915, on le retrouve au Caucase où il devient membre du Parlement de la République d’Arménie (1918-1920). Après la soviétisation s’ensuivent des années d’errance ; il se fixe à Beyrouth en 1930, après avoir vécu quelque temps en France.
Personnalité multiple, Garo Sassouni a été journaliste, écrivain, historien, politologue, enseignant, chroniqueur littéraire. Rédacteur au journal Aztag, fondateur en 1960 du mensuel culturel et littéraire Pakine, on lui doit une Histoire de la littérature arménienne contemporaine (Beyrouth, 1963).
" ( http://www.acam-france.org/bibliographie/auteur.php?cle=klag-viken )

 

le chasseur

Le Chasseur (1934). Traduit de l'arménien par Papken Sassouni (fils de l'auteur). Postface de Anahide Ter Minassian. Photographies de Izabela Schwalbé. Editions parenthèses. 92 pages.
Cette nouvelle a été puvliée en 1934 au sein d'un recueil intitulé Le Mystère des Montagnes.
"Il porte en sous-titre un distique qui est une profession de foi :
« Ls sommets des montagnes sont proches du ciel,
Les hommes des montagnes, eux, sont proches de Dieu ».
[....]
« Le Chasseur » est une nouvelle autobiographique, l'autocélébration d'un bonheur absolu. Une histoire simple mais magnifiée, se déroulant au rythme des saisons et des fêtes calendaires dans un village arménien accroché à flanc de montagne. Défiant les adultes et les interdits, malgré de solides raclées, l'enfant est poussé par la rage de mener une vie libre et sauvage dans la nature tourmentée du Sassoun. Il est exalté par la griserie de la course sur les pentes vertigineuses et dans les gorges profondes. Il est emporté par l'ivresse, une ivresse héritée de très lointains ancêtres, que procurent poursuivre et tuer une proie.
" (postface, page 83-84)

La nouvelle commence ainsi :
"J'ai ouvert les yeux et le monde m'est apparu bien trop étroit. Je n'avais pas d'ailes pour voler, alors que les merles passaient à tire-d'aile sur la cime de notre peuplier et l'aigle avec un cri strident fendait l'espace depuis le sommet de notre montagne. Je restais sur place bouche bée, ils avaient déjà disparu.
Oui, le monde était étroit même pour mes genoux et mes bras fluets. Chaque fois que je voulais faire un saut hors de la maison, les murs se dressaient devant moi.
[...]
Mais il y avait aussi le ciel inaccessible, le soleil et la lune qui se succédaient, les étoiles s'étalaient comme des colchiques dans un champ infini suspendu au-dessus de ma tête. Et moi, je restais allongé sur le dos pendant les nuits d'été, l'âme suspendue devant l'immensité, avide de tout connaître. Parfois j'allais m'asseoir sous le porche de notre maison et, pensif, mais avec le regard un peu brouillé d'un petit garçon turbulent, j'observais l'étreinte de la terre et du ciel. Loin, très loin, la crête des montagnes frôlait le soleil couchant." (pages 9-10).
(le monde étroit rappelle le titre du poème de Mahmoud Darwich, La terre nous est étroite).

izabela schwalbé
L'une des vingt photos (en comptant la couverture) d'Izabela Schwalbé qui accompagnent le texte. Elle sont extraites de la série Hackwlad / Spuren HVK, 2009-2011.


Notre héros est un enfant plein d'énergie.
"Je me retrouvais enfermé dans une cage, mordant les barreaux comme un lionceau qui croit les user, mais c'est lui-même qui s'épuise." (page 12)

Il fait plein de bêtises dans le voisinage et, en retour, se prend des roustes.
"Le village regorgeait de mille et un travaux, chacun y avait sa tâche. Quant à moi, voilà que je laissais les chevreaux et les veaux sans surveillance, j'oubliais de conduire les boeufs à l'abreuvoir, le pain ne parvenait pas au moissonneur et aux travailleurs. Je ne sortais pas les poules, si ce n'est à coups de pierres et l'une d'elles était à chaque fois victime de mes tirs." (page 13).

Il a une obsession : aller chasser, explorer les montagnes et revenir triomphant.
Les années passent, il grandit...

Le Chasseur est une très jolie nouvelle.

 

 





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